Métaphore pour un papa qui passe peu de temps avec ses enfants

Il était une fois un garçonnet qui vivait entouré de trois grandes sœurs et un petit frère dans une jolie maison à la campagne. Je pense me souvenir qu'il s'appelait Ronchon. A la maison, il voulait tout faire comme ses sœurs mais elles étaient grandes et lui petit, c'était trop dangereux, il pouvait se faire mal. Les copains de ses sœurs étaient aussi trop grands, c'était mieux qu'il joue avec son petit frère mais Ronchon s'ennuyait râlait plus qu'à son tour et était souvent triste. Papa ne jouait pas non plus avec lui à des jeux de garçon. II aimerait apprendre tellement de choses comme les autres garçons de son âge mais personne ne lui montre comment faire. Ronchon se sent nul, pas vraiment comme ses autres copains.

Tous les jours, Ronchon accompagnait ses sœurs à l'école puis rentrait à la maison jouer seul ou avec son petit frère. Mais le mercredi matin, il revenait toujours un peu plus tard, avec une drôle de petite figure. Sa maman très attentive essayait de savoir ce qu'il se passait mais elle n'obtenait jamais de réponse et elle commençait à s'inquiéter.

Jusqu'à ce qu'un mercredi matin, papa était en congé et suivit Ronchon jusqu'à l'école de ses sœurs. II vit Ronchon caché derrière le mur de l'école se soulevant sur la pointe des pieds ou tirant sur les bras je ne sais pas pour regarder un cours de gymnastique. L'étonnement de papa fut intense et il attendit. Le cours terminé, Ronchon alla dans un parc où il n'y avait personne pour le moment et essaya de faire des culbutes avant. Malgré plusieurs tentatives, il n'arrivait pas à faire une culbute droite, se relevait en se frottant le front la tête ou le dos. Et après une dizaine d'essais, l'énervement monta et les pleurs commencèrent. Papa était très ému mais ne pouvait pas montrer qu'il était là, il ne fit aucun geste et ne dit pas un mot. Et Ronchon rentra à la maison avec une drôle de petite figure.
Et à cause de cela, le dimanche après-midi suivant, papa se mit pour une fois dans le jardin et y entraina Ronchon et commença à jouer avec lui. Ils s'amusaient, Et papa à un certain moment fit une culbute avant et une superbe culbute arrière et Ronchon le regarda ébahi émerveillé et montrait son contentement sa surprise comme il le pouvait. II regardait son papa comme un petit garçon peut regarder un de ses héros.

Et à cause de cela, papa demanda à Ronchon s'il voulait essayer mais Ronchon refusa et s'entêta. Je suis nul, je suis trop petit, je n'y arriverai jamais, c'est un truc de grand, Toute sa mauvaise humeur était de la fête mais papa pour une fois fut patient et attendit que Ronchon se calme.
Et à cause de cela, papa prit Ronchon par la main et l'amena au fond du jardin en dehors de la vue de chacun. Il décomposa lentement le mouvement d'enroulement et encouragea Ronchon....allez c'est ton tour maintenant, tu es un grand garçon et tu peux y arriver. Ronchon hésita mais devant le clin d'œil de papa, il se précipita sur le sol et fit une belle culbute, papa l'avait un peu accompagné mais il enchaîna trois culbutes à la suite l'une de l'autre et se redressa heureux, les yeux écarquillés de bonheur et de fierté, tout son corps exprimait la joie.

Jusqu'à ce que finalement, papa appelle les grandes sœurs et chacune se mit à faire des culbutes les unes réussies d'autres pas même la maman était de la partie. Papa apprit aussi la culbute arrière et toute cette petite famille roulait et se déroulait par terre dans une ambiance magique chaleureuse dans ce grand et vaste jardin par une belle après-midi.
Et depuis ce jour-là, Ronchon est devenu joyeux. Son papa lui apprend de nouveaux exercices de gym car papa est prof de gym mais il lui apprend aussi toutes sortes de jeux de garçon et Ronchon apprend vite car il à toute confiance en papa et est fier de lui montrer qu'il devient un grand garçon, il n'a plus peur d'être nul et s'amuse avec tous ses copains... Plus tard, il voudrait devenir gymnaste de haut niveau, participer aux Jeux Olympiques, rapporter une médaille... pour décrocher le clin d'œil magique de papa...

Véronique P.